Dans le fond des vallées textuelles
Je lis l’immensité lexicale
Mes doigts sur les pages ont un bon goût de miel
Et de petites sentinelles s’enivrent de ce langage.
Les mots résonnent dans mon puits et m’inondent
À l’image des racines des arbres forts
Je les enfouis dans ma tête profonde
Pour qu’ils prennent la vie à bras le corps.
Mes silences chuintent sous l’humus humide
Dans la brume de mes souvenirs, une corne rebondit
Et étale ses formes fermes jusqu’à l’infini.
J’entends le son des graines oubliées sur la montagne
Je ne crie pas, je décris, j’écris et témoigne
L’heure est au leurre et l’écho au logis.